(H)all over 17 - Archipel #2



École d'arts plastiques de Denain, du 27 avril au 16 mai 2019

Exposition coopérative avec Florence Bazin, Galerie Rezeda, David Gommez, Rebecca Konforti,
David Leleu, Michael Lilin, Sylvie Quillet et Emmanuel Simon




L’exposition (H)all over 17 - Archipel #2 fait suite à la résidence Archipel à laquelle j’ai participé à l’Ecole d’arts plastiques de Denain et au Centre d’arts plastiques et visuels de Lille. Durant le temps de résidence j’ai arpenté ce territoire : les expositions, les ouvertures d’ateliers ou les cours que proposent les deux écoles, en essayant de découvrir un maximum de pratiques artistiques. Mon but étant de constituer une constellation d’artistes avec qui je pourrais travailler en vue des expositions prévues en fin de résidence.

Au gré de ces rencontres un projet d’exposition, regroupant une dizaine d’artistes principalement rencontré·e·s lors de mes pérégrinations, a émergé. Dans le groupe se mêlent les statuts, entre artistes amateures rencontrées dans les écoles et artistes confirmé·es croisé·es dans des expositions ou lors des moments de rencontres prévu·e·s par Archipel.

J’ai fais appel à ces artistes en réponse à l’espace d’exposition, pour la relation qu’entretiennent leurs pratiques avec la profondeur et la création d’espace, que ce soit dans la physicalité de leurs œuvres ou les projections mentales que celles-ci provoquent. Ces questions se retrouvent dans ma propre pratique picturale.
Pour (H)all over 17 - Archipel #2, nous avons conçu·es, avec mes invité·es, une exposition coopérative. Nous restons auteur·e de nos œuvres malgré les va-et-vient et emprunts entre nos pratiques respectives. La position d’auteur·e omniscient·e vis-à-vis de son propre travail est mise à mal, questionnée. Certaines œuvres servent de support aux autres tandis que d’autres sont créées à partir du répertoire formel des artistes de l’exposition. D’autres artistes, vont plus loin dans l’ambiguïté en utilisant des œuvres comme matériaux de création...

Ce qui caractérise cette exposition, outre ces échanges et ce désir de croisement entre les pratiques, est notre rapport à l’espace et à l’architecture. Ce lieu d’exposition si particulier qu’est l’école d’arts plastiques de Denain, avec son enchaînement de petites pièces et son hall, lieu hydride d’exposition, de passage, d’attente, est devenu notre sujet. Les volumes sont réinventés et de nouvelles percées, fictives et physiques se créent. Nos œuvres produisent de nouveaux espaces, qu’ils soient mentaux ou palpables, qui nous permettent de diversifier nos possibilités d’accrochage.



                                                  Emmanuel Simon



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